Vous est êtes accompagné par l'ESIC pour la préparation d'une VAE

Vous trouverez sur cette page les ressources nécessaires pour vous accompagner dans votre démarche.

Chez ESIC, des VAE sont possibles sur les formations :

  • Ingénieur d’affaires (RNCP23692) – Niveau 7

  • Administrateur – réseaux sécurité – bases de données (RNCP31897) – Niveau 5

  • Expert en systèmes d’information et sécurité (RNCP34237) – Niveau 7

Aide & Ressources complémentaires

Partie 1 – Informations à collecter et à étudier pour chaque structure, emploi et activité à décrire

  1. Préambule
    L’importance stratégique de la juste orientation

Vous souhaitez valider un diplôme grâce aux acquis nés de vos expériences.

ATTENTION:
L’expression « validation des acquis de l’expérience » suggère que ce que vous faites habituellement en situation de travail est susceptible de se transformer automatiquement en un diplôme indifférencié. Ce n’est pas le cas.
Le candidat tente de valider un diplôme grâce à ses acquis d’expérience, pas une fonction.

Il existe 14 ou 15 000 titres ou diplômes accessibles. Leur contenu est prédéfini, alors qu’une profession similaire dans sa désignation recouvre des réalités très différentes selon les contextes, les entreprises. Il n’existe pas un diplôme par métier.

Les jurys s’attachent à l’identification des savoirs et savoir-faire en lien avec leur produit de formation et non aux libellés d’emploi ou de fonction qui révèlent trop peu. La reconnaissance par un jury ne se fait donc que par rapport au diplôme (référentiel) pas par rapport à une fiche de poste. La validation des acquis n’est pas à confondre avec un dispositif d’équivalence entre profession et diplôme (sauf pour les certaines professions règlementées). Il n’existe pas une VAE « à la carte » par fonction.

Il convient de s’exprimer ainsi :
« Je souhaite valider CE diplôme précis, car je sais que mes acquis d’expérience et éventuellement de formation renseignent chaque unité d’enseignement le composant ».

La question préliminaire est : quel est CE diplôme ? Pour les candidats souhaitant réussir uniquement par VAE donc sans formation classique complémentaire, il est donc indispensable de sélectionner celui qui est le plus en phase avec ses acquis pour réduire les risques d’échec. Ce n’est pas toujours évident à déterminer, surtout pour les diplômes supérieurs. Ils sont très nombreux.

 

  1. Valider ses acquis impose préalablement un travail personnel

La VAE impose préalablement un travail personnel de recherche, de maturation, de distanciation

Cela demande un temps de réflexion pour :

  1. Comprendreque vous validez d’abord un diplôme, pas une fiche de poste.
    Si vous pensez que certaines composantes du diplôme ne concernent pas les candidats à la VAE sous prétexte qu’ils ne correspondent pas les réalités de terrain, vous échouerez. Un étudiant ne peut pas dire au jury qu’il n’apprend pas tel ou tel savoirs sous prétexte que lorsqu’il sera professionnel, il les délèguera.
    Si vous le comprenez pour un étudiant, vous le comprenez pour un candidat à la validation des acquis.
  2. Comprendre et adopterla démarche intellectuelle adéquate.
    Vous devrez convaincre par écrit (compétence d’avocat), prouver par écrit (compétence d’enseignant), expliciter par écrit (compétence d’écrivain), car vous ne serez pas audité en situation de travail.
    La culture orale est subalterne sauf pour certains diplômes incluant des compétences de négociateur.
    Si vous n’êtes pas prêt à tenir compte de cette contrainte, l’échec sera inévitable, car le jury ne fait aucun effort pour deviner.
  3. Interrogerle professionnel en vous (autoquestionnement), rassembler ses souvenirs, ses idées, les classer, faire émerger les situations exemplaires, et les problématiques (auto-information) qui illustreront vos futurs écrits, étayeront vos analyses et confirmeront votre maitrise.
    Autrement dit, focalisez-vous sur votre passé et présent, jamais l’avenir (sauf pour des diplômes de haut niveau).
  4. Identifierle diplôme le plus en cohérence possible avec lesdites situations exemplaires.
  5. Réfléchirà comment exprimer par écrit ce vécu de référence, pour révéler les connaissances et compétences sous-jacentes mobilisées.
    Beaucoup de candidats sous-estiment la compétence langagière requise dans le cadre de la VAE. Or, transmettre de la signification ne se fait que par le truchement du langage. Le langage est le seul outil pour faire partager ses pensées au jury, donc convaincre.
    Détecter les compétences du niveau de complexité requis, savoir les exprimer par écrit et les relier à un diplôme n’est jamais simple.
  6. Le candidat doit estimerla charge travail à fournir. Valider un diplôme par procédure VAE n’est pas synonyme d’obtenir un diplôme au rabais. Au contraire, nous constatons que nombre de candidats sont d’un niveau supérieur aux étudiants. Plus le niveau de diplôme est élevé plus la charge mentale est importante. L’investissement en temps et en réflexion peut avoir un impact sur la vie familiale et professionnelle.
    L’exercice oblige le candidat à se livrer à l’observation systématique de sa conscience et de ses pratiques professionnelles (rétrospection professionnelle), puis à faire l’effort d’expression nécessaire pour guider la compréhension, donc le jugement d’un jury parfois novice en matière de VAE.

 

  1. La VAE impose un travail d’EXPRESSION

La VAE exprime les capacités du candidat à progresser au moyen de ses entreprises, initiatives et créations, davantage que grâce à ses mérites scolaires.

Elle ne se résume pas à un simple travail de reconstitution descriptive (une recette) de vos activités . C’est une étude argumentative, un exercice intellectuel de mise en question, d’ analyse de vos expériences et d’argumentation méthodique.
Plus le niveau du diplôme visé est élevé, plus le candidat doit révéler ses capacités à convaincre en donnant du sens , en définissant , en créant et à être en phase avec le réel.

Ceci impose un effort de communication , car l’expression probante des compétences s’accomplit uniquement par un travail écrit et oral . Le savoir exprimer en mots se substitue au savoir-faire en acte.

Concrètement, la qualité du dossier de validation est le déterminant de la réussite. Il doit démontrer vos capacités à être dans une large compréhension de ce que vous concevez, réalisez et que vous savez aligner cet ensemble avec chaque composante du diplôme.

Tous les candidats qui sous-estiment l’importance de ce travail écrit donc du langage vont à l’échec.

 » Notre pensée se forme en se formulant et elle parvient à la conscience d’elle-même à travers les mots. Nous pensons à l’intérieur même du langage. » Merleau-Ponty

Il faut du temps pour révéler et faire comprendre à un jury, grâce à des mots choisis, toutes les compétences incluses dans vos situations de travail. De fait, l’urgence n’est pas compatible avec la VAE.
Un grand professionnel qui traduit mal dans son dossier de validation les multiples aspects (souvent implicites donc invisibles) de ces pratiques aura moins de chance de réussite qu’un de ces confrères moins expérimentés, mais sachant décrire et analyser oralement et par écrit ses activités.

Autrement dit :

  • Savoir convaincre (argumentation, preuve, définition, illustration),
  • Savoir transmettre (structuration, style de communication, lexique adéquat, pédagogie, explicitation),
  • Savoir auditer (méthodologie, études, recherche, autoquestionnement, dialogue de la pensée avec elle-même, recul critique),

Ce sont les 3 compétences clés nécessaires au candidat. L’accompagnement VAE sert à développer ces compétences.
L’accompagnateur doit donc prouver qu’il sait transmettre, expliciter, argumenter et définir, sinon comment pourrait-il engager ce processus cognitif dans l’esprit du candidat ?

Un discours commercial ne doit pas brouiller ces vérités.

Nous nous conformons à cette quadruple exigence. Nous espérons que notre site internet y parvient.

Ne confondez pas centre de formation et organisme d’accompagnement. La démarche remet en question et beaucoup d’enseignants, d’accompagnateurs VAE et même les membres du jury, ne valideraient pas automatiquement et aisément leur diplôme par VAE.

La rédaction d’un bon dossier de validation demande de 50 à plus de 300 heures de travail, selon le niveau du diplôme visé. C’est un investissement important. L’oral de validation ne s’improvise pas non plus.
Pour vous aider, ayez toujours à portée de main un carnet pour noter tous vos souvenirs et idées et consultez les outils et les protocoles de questions modèles en libre accès sur ce site.

Si vous réussissez votre démarche, le diplôme obtenu par VAE à la même valeur qu’un diplôme obtenu par formation.

 

  1. Conseils et documentations préalables

1 – Concevez un premier plan de recherche, ayant pour objectifs d’identifier le meilleur diplôme à valider et d’évaluer la faisabilité de votre projet.

Sélectionnez soigneusement un diplôme en relation étroite avec les acquis issus de vos expériences. Plus de 14 000 diplômes sont accessibles à ce jour. Il n’est pas toujours aisé de trouver un diplôme conforme au contenu et au niveau des acquis des candidats.
La réussite dépend intimement d’un choix judicieux.


2 – Etudiez avec soin le référentiel du diplôme 
que vous envisagez de valider. Il définit les attentes du jury. C’est votre cahier des charges. Chaque mot est important (notamment les verbes). Il est donc essentiel de se le procurer afin de s’approprier les objectifs de votre argumentation.

Etudiez le contenu et évaluez le niveau de complexité requis.
Plus les acquis issus de vos expériences sont en lien avec avec les compétences et connaissances attendues plus vous avez de chance de réussir dans la mesure ou vous saurez exprimer ce lien dans votre mémoire de validation. Cet examen préalable est essentiel pour votre réussite.

Beaucoup de candidats échouent parce qu’ils sont mal orientés (malgré leur éligibilité sur le diplôme).

Autrement dit, dans bien des cas l’étape recevabilité n’est pas une garantie suffisante pour affirmer que l’expérience du candidat soit en lien assez étroit avec les attendus du diplôme.

Si après votre propre étude, vous constatez trop de différences entre les attendus du diplôme visé et vos acquis, envisagez soit une formation complémentaire parallèle à votre démarche VAE, soit, orientez-vous vers un autre diplôme plus en cohérence avec vos acquis.


3 – Etudiez les secteurs d’activité
 habituellement concernés par le diplôme visé, les modalités d’accès, les fiches métiers (Exemples, les fiches ROME  du Pôle Emploi et les fiches métiers  de l’APEC)… Attention, c’est un critère influent, mais pas déterminant, car vous ne tentez pas de valider un métier, mais un diplôme.
Comparez les référentiels métiers au référentiel diplôme .
– Quelles sont les différences ? Les similitudes ? Analysez.


4 – Comprenez bien la philosophie de la VAE
.
Beaucoup trop de candidats la confondent avec une formation. De fait, ils se positionnent en étudiant et répètent des schémas scolaires. Cette posture est inappropriée, car le candidat doit partir de l’exemplarité de ses propres situations de travail (compétences) pour remonter aux concepts (connaissances théoriques) et non le contraire.
Les candidats qui souhaitent valider intégralement leur parcours, sont censés déjà savoir.

Vous êtes un professionnel en exercice tout au long du parcours.
– N’oubliez pas que vous vous adressez à un lectorat spécifique, des hommes et des femmes particulièrement compétents qui n’admettent que des informations bien définies.
– La relation jury / candidat est de type auditeur / audité ; tout fait référence à une attente professionnelle révélatrice au regard du diplôme visé.


5 – En conséquence, conduisez une réflexion cohérente en toute autonomie à chaque étape de la procédure VAE.
Plus le niveau de diplôme visé est élevé, plus long sera le travail intellectuel de maturation pour répondre aux exigences rédactionnelles du dossier de validation.
Le candidat fera prioritairement confiance en ses capacités d’analyse et prendra du recul par rapport à l’avis de toutes les parties prenantes (y compris l’accompagnateur).


6 – Etudiez la terminologie propre à l’ expression des compétences. Trop de candidats sous-estiment cet impératif de l’expression probante.

Etudiez les notions d’aptitude , de capacité , de compétence , de connaissance , de savoir-faire , de qualité .
La VAE oblige à adopter cette tournure d’esprit : penser en termes de compétences.

« Ce que je conçois ou pas, réalise ou pas, écris, dis ou tais, illustre, manifeste quelles compétences pratiques, théoriques, procédurales, relationnelles ? Et quelles connaissances sous-jacentes ? ».

Lire étant la première des compétences requises, le candidat prendra soin de s’informer complètement avant d’entamer un parcours VAE.

Evaluez soigneusement le niveau de maîtrise de l’expression écrite exigé par les responsables pédagogiques. Il est variable. Ce point est important à considérer surtout lorsque vous visez un diplôme universitaire ou d’une Grande Ecole. Cela dit, faites très attention au bon usage de la langue, car la maitrise du français est une attente pour tous les diplômes.

Le savoir écrire et dire est le seul moyen de prouver ses savoir-faire. Les jurys ne devinent pas. Votre succès reposera sur votre capacité à exprimer en mots précis la cartographie de vos processus de travail, votre réflexion associée à chaque étape, vos compétences en acte (en liaison avec les attendus du diplôme) et les connaissances associées, bref, la qualité de votre argumentation.

Repérez les mots de vocabulaire (principalement des verbes ) à utiliser. Derrière chaque verbe employé se cachent des outils et méthodes attendues par le diplôme visé. Les mots-clés doivent être de préférence univoques et concrets (une seule interprétation possible).
Pour les termes équivoques et abstraits, définissez-les (en bas de page ou en annexe à votre dossier). Facilitez au maximum les représentations du jury et rendez visible votre connaissance des notions théoriques (emploi du langage lié aux compétences « métier », référence aux règlementations, à l’instrumentation, aux procédures ).

Le jury fera un parallèle entre le niveau de précision et de clarté atteint dans votre expression écrite et celui atteint dans vos pratiques professionnelles : vos capacités à communiquer..

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »

 Nicolas Boileau

Dans ce glossaire , vous trouverez les définitions des mots clés de la VAE.


7 – Etudiez le macro-contexte de votre secteur d’activité et de votre structure.

Documentez-vous sur : le secteur d’activité, votre métier, l’histoire de l’ Organisation , son évolution, les changements , les valeurs qu’elle défend, l’influence de la conjoncture présente et passée.

Collectez un maximum de mesures chiffrées. Il s’agit de faire naître dans l’esprit du jury la meilleure représentation possible de votre travail (CA, positionnement sur le marché, nombre de dossiers traités…) à partir :

  • Des sites intranet, internet de votre (vos) entreprise(s),
  • Des plaquettes d’entreprise, supports commerciaux,
  • De la revue de presse, ouvrages spécialisés, revues professionnelles…
  • Du bilan social,
  • Des rapports d’activité,
  • De l’organigramme de l’entreprise,
  • Auprès du service communication,
  • De vos outils de veille documentaire…

Lisez : activité principale de l’entreprise et autres données sociales, politiques et économiques de l’entreprise.

Suivez l’actualité de votre secteur d’activité. Documentez-vous . Généralement votre OPCA de branche publie dans son observatoire des métiers, de nombreuses données.


8 – Au niveau de votre emploi et de vos activités

En interne, rassemblez tous les documents utiles : fiches de poste, référentiel de compétences, rapport d’entretien annuel, lettre de mission, fiches de processus , de méthode, de procédure, registres qualité, rapports d’expertise, vos écrits professionnels (courriers et mails significatifs, contrats et avenants, procès-verbaux, devis, statistiques, synthèse des cours que vous dispensez, rapports, comptes-rendus, tableaux de bord , articles…).
Les travaux personnels, lorsqu’ils sont significatifs, sont à annexer à votre livret de validation. N’oubliez pas de les commenter et de les argumenter.


9 – Pour mieux visualiser et analyser votre position au sein et hors de la structure de travail, concevez deux schémas :

Premier schéma, votre positionnement interne. Montrez, grâce à des flèches, vos relations interservices. Qualifiez et décrivez ces liens. Deuxième schéma, votre positionnement externe (au niveau universitaire, le business model). Vos relations avec d’autres organisations, les parties prenantes … Qualifiez et décrivez ces liens.


10 – Faites une liste de vos références bibliographiques et sources de documentation (revues professionnelles, ouvrages, documentations internes, sites internet, banque de données,…). Plus vous visez un diplôme de niveau élevé, plus les références bibliographiques deviennent indispensables. Evoquez très succinctement ce que vous avez appris à leur lecture (votre ancrage théorique permettant à votre lecteur de comprendre vos analyses empiriques).

Faites une liste des séminaires, formations internes, conférences, colloques, ateliers, journées d’étude, stages, Indiquez les dates, les sujets abordés, éventuellement identifiez les intervenants s’ils font autorité. Dites ce que vous avez appris en ces occasions.

Annexez une synthèse des référentiels des compétences acquises lors de vos formations professionnelles continues. Il existe plus de 100 000 formations non diplômantes. Les jurys sont loin de les connaitre toutes.
– Annexez à votre dossier de validation ces listes et documents.

Le jury vérifie, autant que possible, les modalités d’acquisition de vos connaissances.
Eventuellement, ajoutez une liste des sigles.

Partie 2 – Informations à collecter, étudier pour chaque structure, emploi et activité à décrire et analyser

  1. Comment prouver au jury que le contenu et le niveau de ses acquis sont en relation étroite avec chaque attends du diplôme visé ?

« Les hommes sont presque toujours emportés à croire non pas par la preuve, mais par l’agrément ».

Pascal

La VAE impose la posture inverse. Des éléments de preuve et des indices indubitables de vérité sont à produire. La procédure repose sur une démarche raisonnée.
Dans le contexte de la VAE, l’évaluation du candidat se fait par la preuve et non comme pour les étudiants, par l’épreuve.

Rassemblez toutes les preuves directes, circonstancielles. Retenez les plus probantes, valorisantes (du niveau de complexité requis) et vérifiables. Annexez ces documents soit au dossier de recevabilité (contrats de travail, de formation,…), soit au dossier de validation (productions écrites, chiffrées, documents de travail, tableaux de bord ,…), soit encore présentez-les le jour de l’ oral (schémas, PowerPoint,…).

Joignez au dossier de recevabilité toutes les traces concrètes et pertinentes de vos fonctions et réalisations :

Les certificats ou contrats de travail, attestations d’emploi, à défaut vos bulletins de salaires, les autres formes de contrats (mandats…), les lettres de recommandations, vos habilitations officielles, les fiches de poste, les organigrammes des services fréquentés, les référentiels compétences internes à votre entreprise, vos notifications de promotion, les titres et diplômes validés, les dispenses d’épreuves déjà acquises, les référentiels de vos diplômes d’un niveau similaire ou supérieur au diplôme visé (ce point est particulièrement important dans le cas où vous avez obtenu des diplômes à l’étranger), lettres de mission, délégation de signature et délégation de pouvoir, les contrats et conventions entre parties, les synthèses de bilan de compétences.
Bref, toutes pièces apportant des preuves officielles de vos activités.

ATTENTION AU PIEGE:
Veillez à ce que la description de vos fiches de poste et l’explicitation de vos responsabilités soient en étroite cohérence avec les attendus du diplôme visé.

  • Si vous étes non salarié, ajoutez les descriptifs des prestations facturées, un extrait de K bis pour les activités commerciales, un extrait d’immatriculation D1 pour les activités artisanales, déclaration d’existence URSAFF, éventuellement une déclaration fiscale 2035 plus son annexe ou la déclaration 2342 et si si la société est assujettie à l’impôt sur les sociétés, la déclaration fiscale 2065.
  • Si vous êtes bénévole, une attestation obligatoire signée par deux responsables ayant pouvoir ou délégation de signature pour l’association (syndicat…), un contrat de volontariat associatif.

Au dossier de validation , vous annexerez, certaines productions écrites ou chiffrées



Ces documents témoins, les plus valorisants (c’est-à-dire du niveau de complexité attendu) générées en situation de travail ou lors de l’étude et de la gestion d’un projet : publications, articles, communications et rapports divers, travaux d’ études et d’enquêtes, contrats, tableau de bord et outils , statistiques, comptes rendus, fiches de procédure , photographies, grille d’entretien/de tests , plans, book, distinctions, prix, brevet, vos archives, vos réalisations professionnelles et personnelles…
Commentez ces annexes pour révéler le sens par rapport au diplôme
. Le jury ne devine pas !
Si les documents probants sont rédigés dans une langue étrangère, l’organisme valideur peut vous demander de les faire traduire par un traducteur assermenté et de les faire certifier conformes à l’original.
Les attestations de complaisance ne sont pas à annexer.

La VAE étant un travail sur la preuve, un audit, elle impose une démarche de vérité. Il est donc essentiel de rassembler les pièces significatives établissant la véracité des faits évoqués et de les annexer à votre dossier de validation (sans omettre de les commenter pour les contextualiser et en extraire le sens ).

Il existe deux sortes de preuves qui font reconnaitre de façon certaine au jury le niveau des acquis issus de vos expériences :

  • Les preuves directes, c’est-à-dire ce qui est avéré : vos documents justificatifs et attestations. ( voir plus haut )
  • Les preuves indirectes( lisez la page suivante ) c’est-à-dire ce qui rend le niveau des compétences vraisemblable. Ce sont des indicateurs qui s’expriment surtout lors de votre travail écrit et dans une moindre mesure, lors de l’entretien face au jury de validation. Comment ?
    Dans la capacité à convaincre le jury que les situations de travail habituellement rencontrées et que les situations problèmes analysées sont susceptibles de générer les connaissances définies par le référentiel diplôme .
    En conséquence, chaque phrase de votre dossier doit mettre en évidence l’effort et le niveau de votre réflexion, confirmer les qualités , aptitudes, savoir-faire , connaissances requis par le diplôme. Raisons pour lesquelles nous insistons sur la qualité des descriptions , des explications et arguments (l’explicitation nette des chaines de causalité).
    Lisez : Comment explorer ses activités de manière convaincante pour le jury ?

    Les preuves indirectes, se manifestent aussi dans toutes vos décisions prises durant le parcours VAE. Elles témoignent de vos compétences et de votre comportement professionnel. Ainsi sélectionner le diplôme en phase avec le niveau et le contenu de vos acquis montre vos capacités à vous informer, à rechercher, à étudier ; opter pour un accompagnement bien défini démontre votre recul critique , vos capacités à repérer et évaluer les compétences requises pour vous aider à expliciter, à définir et à justifier.



Le jour de l’oral de validation , généralement à partir du niveau bac+3, vous pouvez concevoir une présentation de type PowerPoint

Afin d’animer l’entretien, vous pouvez présenter des documents probants au jury sous forme de schémas. Libre à celui-ci d’en prendre connaissance .

  1. Par quoi commencer ?

Vous pouvez illustrer vos propos à l’aide de schémas.

Ne vous précipitez pas immédiatement dans la rédaction du mémoire de validation. Un travail d’inventaire et de réflexion préalable est nécessaire.

Appropriez-vous le dossier de validation

Construisez une carte mentale des points clés de réflexion. Pour tous les diplômes, ils sont assez similaires (contextes, problématiques, enjeux, objectifs, processus, risques,…)

Ces thèmes de réflexion servent de base pour conduire l’étude descriptive, puis analytique des situations de travail du candidat. La mise en relation avec le référentiel du diplôme se fait dans un second temps.

Faites un inventaire écrit de tous les thèmes à aborder. Les mémoriser favorise et accélère les processus de réminiscence et de mise en ordre de la réflexion.
Il n’est pas simple d’identifier ce que cache chaque question, ni quelle est l’approche la plus valorisante pour répondre.

Appropriez-vous le référentiel du diplôme
Etude de texte – Contenu des mots


Construisez une carte mentale du référentiel.
Inventoriez par écrit toutes les compétences individuelles et connaissances requises : compétences « métier », techniques, d’organisation, de gestion, pédagogiques, relationnelles, cognitives, linguistiques, etc (vos capacités à comprendre les objectifs de votre démonstration).
Appropriez-vous les éléments de langage du référentiel diplôme. C’est important, car nous constatons que de nombreux candidats ne savent pas qu’ils savent simplement parce qu’ils emploient un vocabulaire différent pour désigner une même chose.
Soulignez tous les verbes employés. Tous les processus de travail cachés sous ces verbes devront être explicités et contextualisés dans votre dossier de validation.

Exemples :
– Que veut dire « créer » dans votre contexte ? Quel lien avec le diplôme ?
– Que veut dire « décider » dans votre contexte ? Quel lien avec le diplôme ?

Premier RAPPROCHEMENT
Reliez méthodiquement chaque attente du dossier de validation à chaque attente du diplôme

Apprécier comment raccorder les deux documents. Quels que soient les diplômes, les écoles, les universités, les thématiques à étudier dans les dossiers de validation sont similaires.

Concevez un plan de travail
(tableau GANTT pour les diplômes supérieurs)



Rédiger son mémoire de validation demande du temps et de l’assiduité. Reconstruire par écrit son passé, l’interroger, le relier avec les attendus du diplôme, ne se fait pas spontanément. Selon le niveau de diplôme, prévoyez au moins 3 à 10 heures de travail hebdomadaire à répartir sur 3 à 6 mois (compétence organisationnelle – mode projet).

Rassemblez tous vos souvenirs significatifs pour illustrer vos propos
(c’est-à-dire susceptibles de produire les connaissances et compétences requises par le diplôme)

C’est le coeur de la démarche
Rapatrier les souvenirs demande du temps. Ils vous appartiennent en propre et ils caractérisent les acquis issus de vos expériences. Copier un dossier de validation d’un autre candidat, ayant un autre vécu, évoluant dans d’autres contextes , témoigne d’une incompréhension totale de la VAE.

Rédiger un dossier de validation ne se résume pas à mettre mécaniquement en concordance des expériences décontextualisées avec le référentiel du diplôme visé. Le Jury veut des expériences intégrées dans en ensemble de circonstances (approche systémique) et, au travers de votre narration et argumentation, évaluer ce que vous avez appris.
Il vous faut donc trouver des exemples vécus révélateurs, marquants et d’une complexité en rapport avec les attendus du diplôme visé. Faites ressortir les valeurs contenues. Donnez du sens . Ils doivent être l’occasion d’expliciter des compétences du niveau requis par le diplôme.

Construisez un inventaire de vos activités (présentes et passées) selon cette arborescence-modèle

Sélectionnez toutes les situations de travail et situations problémes à décrire et à analyser dans votre dossier de validation. Choisissez celles qui sont le plus en lien avec le référentiel diplôme, celles qui offrent le plus de prétextes pour exprimer des comptences.

Distinguez les termes : mission , activité et tâche .

  • L’ Education Nationale et pour les diplômes du secteur de la santé et du social demandent de décrire au minimum 4 activités ou situation de travail en lien direct avec les pôle d’Enseignement. L’idéal est une situation de travail par pôle d’enseignement. En ce qui concerne les universités , les écoles d’ingénieurs , le CNAM , les exigences sont variables. Généralement, ils demandent la description et l’analyse de plusieurs situations de travail récurrentes et non récurrentes comme les situations problèmes et gestions de projet (capacité à s’auto-informer – Recherche, sélection, organisation de l’information significative).
  • Vos pratiques professionnelles ont-elles évolué dans le temps ? Quelles nouvelles compétences et connaissances avez-vous acquises ? Comment avez-vous fait ?

Deuxième RAPPROCHEMENT
Reliez méthodiquement les souvenirs collectés à chaque attente du dossier de validation

Apprécier comment raccorder vos souvenirs à chaque thématique à étudier dans le dossier de validation.

 

Précisez (la précision fait preuve)
Décomposez vos activités dans le temps

Suivez le déroulement temporel de l’action (cartographie de processus / Mind mappig) :

  • Avant (les études, les recherches, le diagnostic, les objectifs),
  • Pendant (la coordination, la planification, les moyens, les évaluations, les contrôles),
  • Après la réalisation (les résultats obtenus, les liens avec les objectifs et le diplôme, les productions écrites é annexer). Approfondissez page suivante .

Outils :

  • Pour vous aider à faire le point, à chaque thème d’étude proposé par l’organisme valideur, nous vous proposons de télécharger un tableau récapitulatif vous permettant de mettre à plat vos expériences.
  • Vous pouvez créer un logigramme ( exemple à télécharger ) pour chacune de vos activités. Plus le niveau du diplôme est élevé plus la cartographie des processus doit être fine.
  • Explicitez vos pratiques professionnelles de façon à ce que le jury puisse comprendre votre réflexion et imaginer l’action en train de ce faire.
    Cette liste de verbes d’action vous y aide.

Définissez
(surtout si vous visez des diplômes de deuxième et troisième cycles.)

  • Si vous aviez à définir votre métier (ou de tous les métiers exercés au cours de votre carrière et en lien avec le diplôme), que diriez-vous ?
  • Si vous aviez à définir une à une chaque activité de votre métier, que diriez-vous ?
    Confrontez vos réponses au référentiel diplôme. Pointez les écarts , justifiez-les.

Créez un lexique recensant les terminologies liées à votre secteur d’activité, à votre contexte professionnel et à votre domaine de compétence : les définitions des concepts-clés, description des parties prenantes , les termes techniques, les outils, l’instrumentation, les jargons, les abréviations, les sigles, les acronymes et les concepts utilisés dans vos écrits.
Dans le corps du texte du dossier de validation, renvoyez à ce lexique.

Faites un premier inventaire des informations satellites justifiant vos actions (le sens)

Approfondissez page suivante.

Les questions sur les informations satellites portent sur la politique et la stratégie de l’Organisation, les enjeux , les circonstances , les réglementations et obligations, les contingences, les chaines de causalité, les objectifs (stratégiques et fonctionnels) visés, les résultats attendus, les interactions , les valeurs , l’ organisation , les processus , les contraintes , les changements , les aléas , les savoirs théoriques et pratiques , les expertises, l’environnement , la conjoncture, les grands principes théoriques sous-jacents à la pratique. (capacité à s’autoquestionner)

  • Mettez l’accent sur tous les indicateurs de performance illustrant le niveau des compétences (chiffrez autant que nécessaire,…)
  • Valorisez vos innovations et prises d’ initiatives .
  • Contextualisez toujours.

Reportez-vous au protocole de questions génériques suggérées dans ce ce site (Cyclez les flèches – page suivante ou précédente – situées en pied de page).
Posez-vous les questions se rapportant aux informations satellites qu’après l’exposé des descriptions claires et neutres des tâches de façon à ne pas perturber lesdites descriptions par des jugements de valeur, des appréciations subjectives.

Plan de recherche approfondie



Inventoriez les textes réglementaires encadrant vos missions.
Il est indispensable de maitriser le cadre légal :

  • Relisez les principales dispositions législatives et réglementaires  s’appliquant à votre profession, charte ou réglement intérieur, déontologie , directives et circulaires,…
    Faites référence (éventuellement annexez-les à votre dossier) aux principaux textes réglementaires.
  • Relisez votre convention collective .
  • Evoquez les normes ( Afnor  , ISO  , CEN  ) qui vous devez respecter.
  • Quelles sont les accréditations, habilitations, certifications requises dans l’exercice de vos activités ? Annexez vos attestations.
  • Faites référence à des documents professionnels et au contexte théorique.
  • Etudes , rapports, exposés de motifs, comptes rendus professionnels, prévisions, statistiques auteurs cités,…
    Vous évoquerez soit en bas de page du dossier, soit dans une annexe « bibliographie et veille documentaire ».

Pour les candidats visant des certifications des niveaux : licence, master 1 ou 2, titre d’ingénieur, doctorat, une introduction à votre dossier et surtout une conclusion sont pertinentes

Rédiger. Lisez  » Comment récolter les connaissances expertes et les verbaliser ? « 

Dans votre introduction, présentez les missions ou situations de travail que vous souhaitez décrire.
Définissez le périmètre (les limites) des situations-problèmes et les relations avec les unités d’enseignement du diplôme.
En quoi sont-elles intéressantes à décrire et à analyser (faites des liens avec le référentiel diplôme) ? Quelles sont les principales problématiques ? (Les questions introductives)

Dans votre conclusion, reliez les résultats aux hypothèses de départ, au diagnostic et aux objectifs . Enoncez ce que vous avez appris, approfondi lors de la mission décrite (REX). Les objectifs prédéfinis ont-ils été atteints totalement ou partiellement ? Justifiez. Si vous aviez à refaire cette mission que changeriez-vous ? Avez-vous obtenu des résultats non attendus ?
Elargissez en faisant des liens entre la situation de travail explicitée et d’autres vécues pour communiquer au jury l’étendue de vos acquis.
En apportant une réponse nouvelle à une situation ancienne, vous prouvez que vous progressez.

Quelles compétences sont décontextualisables et recontextualisables dans d’autres situations de travail ? D’autres projets ?
Assurez-vous que la conclusion soit pertinente par rapport aux diagnostics et problématiques évoquées.

Si vous souhaitez que les copies de votre dossier de validation soient restituées ou détruites en fin de procédure, indiquez-le au jury (pour cause de confidentialité par exemple).

Créez un sommaire détaillé (y compris pour vos annexes).

Paginez de votre dossier. Pour les diplômes universitaires, concevez une page de couverture.
Respectez les codifications éventuellement prévues par l’organisme valideur et numérotez vos annexes.
L’organisation de votre dossier doit être impeccable (plan, sommaire, introduction, développement structuré, conclusion). Les membres du jury déplorent un travail confus, car ils comprennent que dans l’exercice quotidien de votre profession vous n’êtes pas apte à informer clairement les parties prenantes .

Songez que le jury aura peu de temps pour lire en détail votre dossier

Facilitez-lui le travail : faites un plan précis, annoncez-le, soulignez les mots clés et apports les plus valorisants de votre dossier.
Employez un code couleur reliant votre sommaire à vos activités et à vos annexes.
Ne titrez et sous-titrez les situations de travail explicitées qu’à la fin de la rédaction de votre dossier. Contrôlez la cohérence entre intitulé et contenu rédactionnel.

Structurez, hiérarchisez vos idées. Exemple :

Démontrez au jury la cohérence de l’enchainement de vos arguments, de vos idées.
1 – Partez des idées préalables (une par paragraphe) en partant des plus larges pour aller vers les plus précises et contextuelles.
2 – Introduissez une question dont la réponse permet de conclure avec la conjonction « or » par exemple
3 – Expliquez ce qui est préalablement énoncé avec la conjonction « car » par exemple. Faites très attention aux ruptures logiques.


14 – Enoncez les conséquences, les prolongements.

Recherches complémentaires

Montrez au jury que vous vous intéressez à l’actualité de votre profession, à son évolution (benchmarking « métier », de la concurrence, comparaison, prospective). Les acquis de l’expérience se développent aussi grâce à l’auto-information du candidat. Plus le niveau du diplôme visé est élevé, plus la recherche documentaire s’impose.

Légendez, commentez vos illustrations.

Partie 3 – Méthode d’enquête pour recenser les informations révélatrices pour le jury de validation des acquis, emploi et activité à décrire

 

  1. Préambule

Rassembler les documents probants ne suffit pas.
Maintenant, il s’agit de montrer au jury que vous êtes capable de… puisque vous l’avez déjà fait. En VAE « montrer » veut dire principalement savoir exprimer par écrit des situations de travail très révélatrices (choisissez-les le plus en lien possible avec le diplôme) et les mécanismes cognitifs associés qui font sens par rapport au diplôme visé.

C’est principalement l’écrit qui transmet le sens au jury. Votre langage doit donc produire les effets voulus pour convaincre.

Comment vous interroger ? Savoir « vous demander », se mettre à la place du jury.

Il est relativement facile d’ expliciter le contenu des processus de travail, mais il est plus difficile d’exprimer son niveau de qualification, de difficulté, de responsabilité et de le relier au niveau de complexité requis par le diplôme.
Pour y parvenir, le candidat doit développer l’attitude interrogative adéquate pour extraire de ses souvenirs toutes les composantes révélatrices de compétences à mettre en valeur.
Afin de mobiliser en vous les compétences utiles pour réussir cet exercice argumentaire, nous proposons des outils d’auto interrogation permettant de revivre mentalement les activités accomplies dans un passé plus ou moins lointain.

Pour mieux y parvenir, dans un premier temps, chasser les questions POURQUOI. Consultez cette page

1 – Sélectionnez quelques situations de travail ( mission , projet , gestion de crise, problématique …) à expliciter. Elles doivent étre très significatives par rapport au diplôme visé (c’est-à-dire susceptibles de produire les compétences et connaissances recensées dans chaque unité d’enseignement du diplôme). Autrement dit, ces situations de travail ne sont que des PRETEXTES pour exprimer.

2 – Adoptez en priorité une posture descriptive (qui, quoi, où, comment, combien, quand…). Faites un inventaire rigoureux de chaque activité et tâche composant les missions sélectionnées. Classez-les (par fonction , par importance, suivant la ligne de temps, dans l’ordre des UE du diplôme,…). Ce travail descriptif « tuteurisera » votre réflexion, il simplifiera l’extraction des informations cognitives (le pourquoi).

3 – L’arborescence et la description de vos activités réalisées, explorez chaque tâche méthodiquement en adoptant une posture explicative (pourquoi).
Plus le niveau du diplôme visé est élevé, plus le candidat doit être analytique .
Enoncez tous les éléments nécessaires é votre réflexion, posez et discutez les problématiques sous-jacentes pour faire émerger vos compétences et connaissances en lien avec le diplôme visé. Traduisez en mots le cheminement de votre réflexion.
L’analyse approfondie de votre vécu est à rapprocher d’une méthodologie étude de cas, une sorte d’enquête de terrain.
Le travail de collecte d’informations descriptives et analytiques réalisé, triez-les, mettez-les en relation avec les attendus du diplôme, ôtez le subalterne.

4 – Commencez à rédiger votre dossier de validation.
Focalisez-vous sur votre vécu pour aller au coeur des situations que vous rencontrez.
Distinguez toujours les faits des appréciations et jugements sur les faits.
Soyez le plus concret, précis, concis et probant possible.
Faites en sorte d’être agréable à lire. Illustrez vos propos par de nombreuses situations de travail valorisantes à expliciter et à analyser. Mettez-vous à la place du jury, lire un travail long et ennuyeux ne le dispose pas favorablement.
Faites transparaitre l’attachement pour votre métier.

 

  1. Techniques de questionnement DESCRIPTIF.
    Décomposer avant d’analyser.
    Questions suscitant la réminiscence des processus.

Exercer ses activités : Que devez vous observer ? Rechercher ? Savoir ?
Il est prioritaire de faire émerger ses souvenirs pour mettre en scène ses acquis.


2.1 – Inventoriez des tâches composant vos activités
(Décomposition de l’activité en tâches – référentiel des étapes des processus séquentiels et/ou simultanés)

Revivez le cycle de l’action.

  • Que faites-vous avant la réalisation de l’activité ? Quelles sont vos démarches permettant de construire méthodiquement et progressivement vos projets ? Qu’est-ce que vous anticipez ?
  • Que faites-vous pendant la réalisation de l’activité ?
  • Que faites-vous aprés la réalisation de l’activité ?
    Une liste de question en libre accès facilitera votre travail d’évocation. Demandez-vous combien de temps vous passez pour chacune de vos activités, de vos tâches. Faites ce recensement en phase « normale » d’exercice, puis en phase « anormale ».
  • Appuyez-vous sur la ligne de temps pour décrire intégralement la dynamique des processus de travail.

2.2 – Les questions structurantes, le QQOQCCP
(Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi)

Quis, quis, quid, ubi, quibus auxilis, cur, quomodo, quando (cur, pourquoi, en dernier lieu.
Le pourquoi perturbe vos réminiscences
.

Voir les techniques de questionnement explicatif ) ;

  • QUI ou à qui, de qui, pour qui, avec qui… (le sujet – l’appartenance) : Quels sont les bons intervenants ? Qui est impliqué ? envisagez les interactions avec les parties prenantes .
  • QUOI ou à quoi, de quoi, sur quoi, quel, lequel… (l’objet, la définition du produit, du service, de la problématique , de l’activité). Explorez le thème à aborder et les thèmes corollaires comme le contexte . Sur quoi je dois être centré ?
    Illustration : objet principal  » l’information « . Explorez la recherche, la veille documentaire, le recueil, la prise en compte, la certification, l’analyse, la synthèse, la compilation, la production, la diffusion, le stockage, la sécurisation de l’information et tous les outils et indicateurs nécessaires pour gérer les flux d’information.
    Comment formalisez-vous le « quoi » ? (exemple : diagramme d’affinités)
  • OÙ : description de l’espace, de l’environnement, d’un emplacement (A quel endroit ? A quelle distance ? Dans quel secteur ? Quel est le bon endroit ? Comment savez-vous qu’il faut agir ici ?).
    Comment localisez-vous ? Si c’est pertinent et pour mieux vous faire comprendre, vous pouvez annexer des schémas des lieux (une chaine de montage pour expliciter un plan directeur de production par exemple). Situez vos actions.
  • QUAND : définition du moment, de la durée, de la fréquence (A quelle époque ? Dans quels contextes ? Pendant quelle période ? Depuis quand ? Pour quelle durée ? Quel est l’historique du cas ? Quelle est la fréquence, le cycle, le rythme, le jalon ? A quelles périodes d’un processus (au démarrage, durant la croissance, durant la maturité, en fin de vie) ? Quel est le bon moment ? Comment savez-vous qu’il faut agir à ce moment ? Quand ce n’est pas le moment ?)
    Comment formalisez-vous le « quand » ? (exemple : diagramme sagittal)
  • COMMENT : description des méthodes, des modes opératoires, des manières. Quels sont les comportements , les processus , les méthodes , les formalisations et organisations appropriés? Explorez le avant, le pendant et l’après du plan d’action . Comment, est probablement la question la plus importante dans la VAE.
    Comment formalisez-vous le « comment » ? (exemple : diagramme en arbre)
    Les connaissances procédurales sont souvent singulières. Elles distinguent un expert d’un novice.
  • COMBIEN (vos métriques, mesures, coûts, ratios, statistiques, volumétrie, évaluation ) : chiffrer peut révéler votre pratique intensive, donc le niveau de vos acquis . N’hésitez jamais à quantifier, à chiffrer les éléments caractéristiques des situations que vous explorez dans votre dossier (combien de personnes sont-elles impliquées ? Combien d’entreprises ? Combien de dossiers ? Quel est le volume de… ? Quelle est la bonne quantité, le bon coût ? Les taux de …). Donnez du sens à ces chiffres.
    Quels sont les principes fondamentaux du dimensionnement dans votre métier ? Quels sont vos réglages ? Vos outils de réglage ?
    Comment quantifiez-vous ? Comment se caractérisent vos mesures et grandeurs à mesurer ? Quelles sont vos méthodes de calcul ?
    Quelles sont vos méthodes de mesure directe ? Indirecte ? Par comparaison ? Par substitution ? Par transposition ? Différentielle ?
    Avez-vous une maitrise statistique de vos processus ? Expliquez. Annexez vos statistiques et commentez-les.

Ne retenez que ce qui est indispensable à la compréhension du jury et en lien avec le diplôme visé.

Ces questions se combinent ensuite avec les pourquoi ( diagnostic , enjeux , stratégie , objectifs , contraintes , obligations, contrôles …).

Associez ces pronoms et adverbes interrogatifs aux verbes exprimant les compétences :
définir , repérer , évaluer , maitriser , rechercher, étudier , concevoir , informer , décider , valider , interpréter , expliciter , organiser , diagnostiquer , résoudre , anticiper , réaliser , sécuriser ,…

 

2.3 – Faites un effet de zoom (ou dézoom)
passage du niveau collectif (macro) au niveau Individuel (micro), du niveau général au particulier. Contrôlez l’alignement logique entre les niveaux macro, méso et micro de les dossiers de validation. Nous constatons souvent des incohérences.

 

Partez du contexte général de votre structure de travail. Dans cet ensemble, situez votre (vos) mission (s). Décomposez-la (les) en énonçant les activités qui la constituent. Précisez encore au niveau des tâches élémentaires composants chaque activité.

 

2.4 – Mettez les questions de l’organisme valideur dans une perspective historique
Vos acquis ne sont pas figés dans le temps, ils évoluent

Auparavant, il fallait procéder ainsi. Aujourd’hui, on procéde selon ces différentes méthodes. Demain, je prévois ces évolutions… Expliquez ces évolutions.
Placez l’exercice personnel de votre métier dans cette même perspective temporelle. Avant je faisais ainsi ; aujourd’hui, je procède de cette (ces) manière(s) ; demain, je vise telle ou telle évolutions…
– Que veulent dire 20, 25, 30 ans de carrière ?
Vous n’êtes pas un étudiant. Le jury doit mesurer la valeur de vos expériences.
Mettez en évidence vos capacités à vous adapter aux changements , à progresser et à repérer les étapes de votre évolution.

 

2.5 – L’amorce et la progression

 

« Prendre sous le regard son vécu ». Husserl

Pour vous aider à décrire, au début reportez-vous aux organes des sens, aux perceptions (vue, ouïe, goût,…) et aux aperceptions (vous vous disiez…, vous évoquiez…). Au début de votre parcours, privilégiez ce type de question :
Test d’entrée :

  • Quelle était la situation ?
  • Quel était votre point de départ ?
  • Qu’est-ce qui a attiré votre attention ? Que s’est-il passé d’abordé? Qu’observez-vous ?
  • Quelles sont les informations d’entrée ?
  • A la suite de quoi, qu’avez-vous fait en premier ?
  • Au début, qu’est-ce qui vous parait important ?
  • Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en premier à propos de cette activité ?

Enchainement logique :

  • Qu’avez-vous fait ensuite ?
  • Qu’avez-vous pris en compte ?
  • Que s’est-il passé ensuite ?

  • A quoi faites-vous attention quand… ?
  • Qu’ observez -vous quand… ?
  • Que voyez-vous lorsque…? Que percevez-vous quand… ?
  • Qu’entendez-vous ? Quand avez-vous prêté plus d’attention ?
  • Quels sont mes gestes ?

Continuez en faisant décrivant vos perceptions et les premières pensées qui en résultent. Privilégiez les qu’est-ce que et les questions objet : à quoi ?

  • Quelles sont mes observations ? Qu’est-ce que j’en fais ?
  • Qu’est-ce que je constate ?
  • Qu’est-ce que je me demande ?
  • Quelles sont mes intentions ?
  • Quelles sont mes recherches complémentaires ? Comment savez-vous qu’il faut rechercher ?
  • Qu’est-ce que je mémorise quand… ?
  • Que dis-je lorsque…?
  • Qu’est-ce que je fais à ce moment-là… ?

Fin :
Que s’est-il passé à la fin ? Par quoi avez-vous terminé? Qu’avez-vous fait en dernier ? Quels sont les résultats ?

2.6 – Technique de reformulations Ericksonniennes

 

Favorise la métacognition , la mise à distance de la pensée. Cette opération mentale est fondamentale en VAE. Elle est à la base de l’auto-information, l’autocontrôle, l’auto-évaluation du candidat.

  • La chose à laquelle je suis en train de penser… est-elle du niveau du diplôme visé ?
  • L’observation que je viens de faire… est-elle en lien avec le référentiel diplôme ?
  • Ce que j’écris… se rapporte à quelles compétences ou connaissances ? Informe le jury de quoi ?
  • L’intention que je viens d’avoir…
  • Quand je me revois dans cet endroit, qu’est-ce que…
  • Comme je suis en train de l’évoquer, …
  • Conformément à ce que je perçois,…
  • Ainsi que je me le représente …
  • Comment est-ce que je sais que je dois étudier ce sujet, ce problème ? Pour m’instruire de quoi ?
  • Comment est-ce que je sais que je dois anticiper telle recherche, telle action ?



2.7 – Contrôle de cohérence entre vos processus contextuels à votre entreprise et les processus ad hoc attendus par le diplôme.

  • Identification des écarts et corrections

 

  1. Analyse. Techniques de questionnement EXPLICATIF, le « pourquoi »
    Enchainement de vos raisonnements. Progression de la pensée

Il est essentiel de démontrer au jury que vous ne séparez pas la pensée de l’action. Il s’agit d’expliciter votre réflexion (rigueur intellectuelle) et vos logiques de compréhension.
Penser ses activités : Que devez-vous étudier ? Comprendre ? Valider ? Annexez vos travaux d’études. Commentez-les succinctement.



3.1 – Partant de votre travail descriptif préalable et afin de DONNER DU SENS
questionnez chaque tâche et activité que vous rapporterez dans votre dossier de validation



Ne retenez que ce qui est indispensable à la compréhension du jury et qui démontre l’acuité de votre jugement.

Vos questions visent à établir des liens logiques entre vos descriptions et les informations satellites complémentaires .

C’est-à-dire :

  • Quel est l’historique du cas, son anamnèse ?
  • Quel est le bien fondé ? Quel est le contexte ? Quelles sont les exigences? Quels sont les besoins ? Contextualisez. Les besoins évoluent-ils au fil du temps ?
  • Quelles sont les hypothèses liées au diagnostic dois-je identifier et valider ?
  • Quels sont les objectifs (lien entre besoins et objectifs) et critères d’évaluation ? justifiez-les. Les objectifs évoluent-ils au fil du temps ?
  • Quel travail de recherche et d’étude préalable dois-je réaliser ? Comment ?
  • Quelles sont les priorités ? Comment je les fixe ? Justifiez.
  • De quelles informations d’entrée ai-je besoin ? Les besoins d’information évoluent-ils au fil du temps ?
  • Quels sont les contraintes , les risques ? justifiez-les. Les contraintes et risques évoluent-ils au fil du temps ?
  • Quelles sont les problématiques majeures à anticiper ou rencontrées dans les situations de travail les plus significatives ? Posez-les, discutez-les. Reliez-les aux objectifs préalablement fixés.
  • Quelles sont les hypothèses liées à la solution à valider ou invalider ? Quelles recherches dois-je mener pour identifier les solutions ?
  • Quels sont les liens logiques entre le diagnostic et remède ? Entre contexte et priorités ? Entre cause et effet ? etc.
  • Quelles sont les interactions entre contexte et objectif ? Entre organisation et contrainte ? Entre risque et contrôle ?

En conclusion, analysez les résultats obtenus et reliez-les avec chaque objectif et indicateur prédéfini. Discutez les écarts .
Soignez vos arguments. Evitez les glissements de sens, les tautologies, chassez les fausses évidences.



3.2 – Donnez du sens en reconstituant les liens logiques entre le savoir-faire , le savoir et le savoir comportemental .



3.3 – Suivez le déroulement des prises d’ informations



Approfondissez ICI .
Distinguez les informations internes et externes à l’Organisation. Repérez les sources.

Test d’entrée. Tracés des flux d’information à collecter pour construire un diagnostic :

  • Comment saviez-vous qu’il fallait intervenir ?
  • Comment saviez-vous que c’était cela qu’il fallait faire en premier ?
  • Comment saviez-vous que cela devait être fait ?
  • Comment saviez-vous que c’était cela qu’il fallait faire ?
  • Comment saviez-vous que c’était de cette manière qu’il fallait faire ?
    Comment saviez-vous que c’était difficile (ou facile) ?
  • Comment saviez-vous que vous ne saviez pas le faire ?
  • A quoi avez-vous reconnu que c’était fini ?
  • A quoi avez-vous reconnu que vous aviez atteint votre but ?
    Les compétences et connaissances sont dissimulées derrière ce type de question.
  • Même démarche pour décrire le remède. Tracez les flux d’information à collecter pour construire le remède :

Qu’a-t-il fallu savoir pour concevoir, réaliser, …? Quelles sont les informations anticipatrices et rétrospectives liées à l’action ? Quelles sont les informations produites lors de l’action ?

3.4 – Les cinq « Pourquoi » – Cartographie des chaînes causales
(pour les niveaux master voire licence)

Cette méthode permet de remonter de proposition en proposition, jusqu’aux concepts généraux et principes premiers.
Vous pouvez aussi employer l’expression « et alors ? » de façon répétitive.

N’utilisez cette méthode analytique que lorsque que votre travail de mise à plat descriptif de vos tâches et activités est achevé. Interrogez chaque tâche.

En posant cinq fois la question pourquoi à partir des faits recensés, on passe d’un niveau général à un niveau détaillé de réflexion.
Si vous visez un niveau de diplômee élevé, les cinq pourquoi vous aideront à montrer vos capacités à identifier les relations de cause à effet en remontant jusqu’aux causes fondamentales.
Ce point est crucial. Le jury, toujours en quête de preuves, a du mal à objectiver les acquis théoriques, cognitifs et sociaux des candidats. Insistez sur vos capacités à argumenter et analyser lors de la rédaction de votre dossier.

  • Tracez-vous, traîtez-vous les causalités ? Entre quoi et quoi ? Les effets associés ?

 

3.5 – Examinez les situations de travail, en phase normale d’exercice et en phase anormale
Comparez, analysez, commentez.



Qu’est-ce que je fais en situation anormale de travail que je ne fais pas en phase normale ? Quelles compétences et connaissances apparaissent ?



3.6 – Examinez les situations de travail sous divers points de vue à court, moyen et long terme

Analysez, commentez (surtout pour les niveaux master et licence).
Montrez au jury que vous examinez les situations de travail sous plusieurs angles.

3.7 – Comparez les unes entre elles, les expériences similaires, acquises dans des Organisations différentes.

 

  • Quels étaient les différences et les points communs ? Analysez, commentez.
  • Quelles contradictions rencontrez-vous ? En confrontant quels points de vue différents ? Comment résolvez-vous ?
  • Quels sont les exemples et contre-exemples qui illustrent et problématisent vos compétences.



3.8 – Les modes de compréhension et raisonnements logiques
(argumentation, interprétation par déduction, induction, abduction, analogie, dialectique, divergence/convergence)



Montrez votre esprit d’analyse (taxonomie cognitive : mémorisation, compréhension, mise en oeuvre, analyse, synthèse, évaluation) :

  • Quelles sont les prémices ? Quelles sont les relations de signification ? Quelles sont les règles qui s’appliquent ? Quelles en sont les conséquences ?
  • Quelles variables repérez -vous ? Renseignez-vous ? Comment ?
  • Quels invariants repérez-vous ? Comment ? Que mémorisez-vous ?
  • Les objectifs répondent à quelle logique ? Les critères d’évaluation obéissent à quelle logique ?
  • Que devez-vous étudier pour mieux le comprendre ? Quelle étude ? Menée comment ?
  • Quels éléments reliez -vous les uns aux autres ?
  • A partir de l’analyse des effets vers les causes, que déduisez-vous ? Quelles sont vos régles de déduction ? Comment vérifiez-vous vos déductions ? Comment passez-vous de la déduction à la construction ? Concevez-vous des arbres des causes et des défaillances ? Vous pouvez annexer un exemple.
  • A partir de l’analyse des causes (ou classes de causes) vers les effets, qu’inférez-vous (méthodes AMDEC, HAZOP, APR) ? Concevez-vous des arbres de conséquences ? Vous pouvez annexer un exemple.
  • A partir de l’observation des cas singuliers que vous détaillez qu’induisez-vous (quelles sont les occurrences ? Détectées comment ? Que pouvez-vous généraliser) ?
  • A partir de l’explicitation de principes généraux, que déduisez-vous des situations singulières rencontrées ?
  • A partir de quelles expérimentations vérifiez-vous vos hypothèses ? A quelles occasions devez-vous développer une pensée conjecturale ? Comment passez-vous de l’hypothèse à la construction ?
  • Les raisonnements par analogie, les comparaisons : « Ceci… s’apparente à cela… » En quoi (préférez vous référer à des règles reconnues) ? Dégagez les possibles et les probables. L’utilisation de l’analogie ne doit pas exonérer d’identifier et d’expliciter les différences des situations et des traitements.
  • Comment structurez-vous vos preuves dans vos raisonnements, arguments (topoï) ? Quels sont vos modèles logiques ?
  • Transposées dans un autre contexte, vos méthodes et solutions sont-elles encore pertinentes ?

Le jury de validation doit pouvoir repérer la structuration de vos raisonnements, la logique d’enchainement de votre pensée. Il est donc très important de faire attention à tous vos marqueurs logiques comme : parce que, car, dès lors, d’une part et d’autre part, néanmoins, ainsi, etc.
Plus le niveau du diplômee visé est élevé plus l’expression de votre compréhension des liens causals et vos capacités à agir en conséquence sera transparente. Vous analyserez la structure de votre argumentation (les étapes logiques) pour confirmer son efficacité.

 

3.9 – Contrôle de cohérence entre le niveau d’analyse exprimé dans votre dossier de validation et celui attendu par chaque attente du diplôme.

  • Identification des écarts et approfondissement.

 

Notre service de relecture contrôle la cohérence des liens de causalité de votre dossier de validation.

 

  1. Explorations complémentaires – Approfondissement

4.1 – Lors de la rédaction de vos activités faites référence à des principes, à des critères d’évaluation et indicateurs



Par exemple, les KPI, QoS, et CSF, l’état de…, taux de…, l’indice de…, les ratios de…, % de…, le caractère de…, l’équilibre de, plus ou moins de… que vous prédéfinirez , que vous justifierez (sélectionnez-les en partant du référentiel diplôme).

  • A quoi servent vos indicateurs ? Quelles sont les relations avec les diagnostics ? Avec les enjeux ? Avec les objectifs ?
  • Comment mesurez-vous les performances de…, la rentabilité de…, la productivité de…, la solvabilité de… ? Comment tracez-vous les mesures ? Vous pouvez annexer et commenter.
  • Quelles sont vos bases de référence ? Définissez-vous des groupes de référence ? Comment ?
  • Quelles sont vos formules de calcul ?
  • Comment formalisez-vous vos indicateurs (nombre de…, taux de…, ratio de…, poids de…, capacité de…, coût de…, délai de…, etc) ? Comment les interprétez -vous ?
  • Comment mesurez-vous vos variables d’action, vos leviers ?
  • Comment faites-vous interagir les indicateurs (ou les variables) ? Comment les équilibrez-vous ?

Exemples d’indicateurs

L’adéquation entre…, l’objectivité de…, les grands équilibres, l’universalité, la croissance de…, la convergence, l’accessibilité, l’attractabilité de…, la fiabilité de…, l’évolution de…, la viabilité, l’exactitude, l’exhaustivité, la crédibilité, la vraisemblance, la faisabilité, la cohérence, la rigueur, la précision , l’ efficacité , l’ efficience , l’ adaptabilité, l’ autonomie , les possibilités d’ initiative , la négociabilité de …, la prévision de…, d’ auto-contrôle , d’ auto-information , d’ auto-organisation , d’ auto-évaluation , les règles de comportement, la sécurité de…, l’ anticipation , le rendement de…, la compatibilité de…, l’interopérabilité de…, la conformité de…, l’éligibilité, la différenciation, l’auditabilité, la modularité de…, la testabilité , l’ adaptabilité , l’ originalité , la complémentarité de…, l’équilibre, l’intelligibilité, la lisibilité, la complexité, l’ampleur de…, la gravité de…, La criticité de…, la prévisibilité…, la régularité de…, la probabilité de…, la linéarité de…, la synchronicité de…, la scalabilité, la durabilité de…, la réparabilité de…, la rapidité de…, la reproductibilité de…, la linéarité de…, la fonctionnalité de…, l’automaticité de…, l’harmonisation de…, la stabilité de…, la robustesse de…, la rotation de…, la transférabilité de…, la plasticité de…, la polyvalence, l’universalité de…, la comparabilité, l’habileté, la qualité , la perfectibilité de…, la représentativité, la transparence, la traçabilité, la confidentialité, la communicabilité, la profitabilité de…, la sociabilité, la nécessité, la maniabilité, la sensibilité, la maturité, la résilience de…, le taux de pénétration…, d’attrition de…, la satisfaction de…, la fréquentation de…, l’incertitude de…, l’interchangeabilité de…, le taux d’encadrement de…

Le nombre de…, le temps de…, le délai de…, le coût de…, la part de…, le niveau de…, la quantité de…, la consommation budgétaire, la trésorerie nette, la solvabilité, la liquidité (générale, restreinte, immédiate), l’endettement, l’autofinancement, l’autonomie financière, couverture des capitaux investis, marge nette d’exploitation, valeur actuelle nette, la profitabilité,…

Le niveau de respect des limites, des marges , des objectifs , des performances , des ressources , des règlements , des référentiels, de la permanence des méthodes , des procédures et processus, des spécifications, des normes, des contrats, de la loi, de couverture et division des risques et immobilisation, …

La capacité à accepter les modifications des paramètres.

Mesurez-vous l’écart-type de dispersion de vos valeurs (lesquelles ?) par rapport à vos moyennes (lesquelles ?) où par rapport aux normes (lesquelles ?)

Quelles sont les limites de détection ? D’interprétation ? Les contradictions ?

Si les taux ou % sont faibles ou élevés, que déduisez-vous ?

Pour le jury de validation , l’étroitesse des liens entre les compétences et connaissances exprimées par le candidat et les attendus du diplômee visé est l’indicateur de décision.
Unité d’enseignement par unité d’enseignement, les liens entre vos acquis et le diplômee visé sont schématiquement mesurés ainsi (du plus simple au plus élevé) : relation inexistante, prise de conscience, début d’analyse, formalisation, pilotage, optimisation, modélisation et production de connaissances.

Définisez toujours vos étalons (système de référence), critères de mesure et méthodes.

De quelle nature sont vos indicateurs ? Selon quels critères, indicateurs et méthodes statuez-vous ? Validez -vous ? A quels processus sont-ils liés ? Et pour quels objectifs ?



4.2 – Explicitation des principes et des notions importantes (ou cadre conceptuel)
desquelles dépendent vos connaissances, décisions, règlements, normes.
Ce qui fonde…, ce qui est à l’origine.

Par exemple :

le (s) principe(s) d’action/d’intervention, de gouvernance, de solidarité, de séparation, d’indépendance, de neutralité, pédagogique, de contradiction, de responsabilité, de causalité, de raisonnement, de logique, de réalité, d’égalité, d’équité, comptable, d’efficacité, de précaution, de prévention, éthique, de transparence, permanence des méthodes, d’ingérence ou non-ingérence, de diversité, d’évaluation, de contrôle, de sélection, de témoignage, d’organisation… Les codes « métiers ».

Les principes expriment aussi des causes actives (en pharmacie par exemple), certaines propriétés, des bases de fonctionnement.

– Quelles sont les obligations liées au respect des principes ?

L’un des principes de VAE Guide pratique est la neutralité par rapport à tout organisme. Nos accompagnateurs ne sont pas juges et parties. Ce principe est indérogeable.

 

4.3 – Entrecroisez les questions (lorsque qu’un dossier de validation existe) de l’organisme valideur les unes entre elles

Etudiez les interactions entre les thèmes proposés (ils sont relativement similaires pour tous les diplômees). Pour vous y aider, téléchargez cet outil

Veillez aux liens logiques unissant vos réponses. Le jury repérera les contradictions et les incohérences entre les niveaux macro, méso et micro de vos situations de travail.



4.4 – Lorsque vous émettez, un jugement, une appréciation, dites toujours sur quoi il se fonde



Contextualisez , définissez des critères d’évaluation et tâchez d’examiner plusieurs points de vue , surtout lorsque vous visez une certification de niveau licence et au delà.

 

4.5 – Montrez que les acquis de l’expérience acquis lors d’une expérience explicitée dans votre dossier de validation furent remobilisés
(transférabilité des acquis) dans d’autres situations vécues.

 

4.6 – Changez de point de vue
Examinez le contraire des questions posées par l’organisme valideur. Explorez les paradoxes (technique de pensée latérale – Enquête dialectique)



Exemple :

  • Dans l’exercice de mes activités, quelles sont mes responsabilités ?
  • Dans l’exercice de mes activités, qu’est-ce qui n’entre pas dans le champ de mes responsabilités ?
  • Ou encore, repérer ce qui est important dans vos activités équivaut à identifier ce qui est accessoire.
  • Qu’est-ce que serait une mauvaise utilisation de la méthode exposée ? Une mauvaise interprétation des faits consignés ?
  • Selon vous qu’est-ce qu’un comportement inadéquat ?
  • Si vos outils de travail, vos méthodes n’existaient pas que se passerait-il ? Autrement dit, quelles sont les valeurs de vos outils, méthodes,… ?
  • Etudiez-vous des propositions contraires ? Les contre-exemples ? Comment résolvez-vous les points de conflits (convergence/divergence) ?
  • En quoi les contraires se conditionnent-ils mutuellement ? Quelles sont leurs interdépendances ?

4.7 – Usage habile de la prétérition

Exemple :

  • inventorier les facteurs influents et déterminants contextuels à la situation de travail explicitée dans votre dossier, en ajoutant les facteurs déterminants et influents que vous n’évoquerez pas, car hors contexte.
    Démontrer ainsi que vous maitrisez toutes les données nécessaires à un diagnostic, à l’action
    Ce qui est et ce qui n’est pas.



4.8 – Prenez la place du jury de validation
(capacité à se décentrer )



Demandez-vous quelles questions vous poseriez à un candidat à la VAE sur le diplôme que vous visez.

Lisez : comment explorer ses activités de manière convaincante pour le jury ?

  1. La synthèse

 Rassemblez les données descriptives et analytiques. Structurez l’ensemble

 

Partie 4 : Ce qu’il ne faut pas faire ou penser. Les principales erreurs à éviter

 

Définir consiste souvent à expliciter ce qui n’est pas. Cet article respecte ce principe.

ATTENTION :
Chacun de vos arguments peut être utilisé à vos dépens. Il faut donc maitriser les informations que vous communiquez au jury et à l’accompagnateur qui n’est pas forcément neutre par rapport au jury.

Nous étudions depuis 16 ans les dossiers des candidats, soit plus de 1250 diplômes universitaires différents, du DUT au doctorat, en passant par des diplômes d’ingénieur, presque tous les BTS et autres diplômes placés sous la responsabilité des différents ministères.

Nous constatons que beaucoup de candidats ne savent pas profiter des questions posées pour révéler leur compétence. Ils ne savent pas faire interagir l’objet de la question avec leurs compétences, ou leur récit de vie professionnelle avec chaque unité d’enseignement du diplôme. L’expression reste souvent maladroite, implicite, très incomplète, donc invisible, équivoque et désorganisée. Avec la mauvaise orientation, le manque d’habileté pour révéler les acquis en lien avec chaque unité d’enseignement du diplôme, sont les principales causes d’échec.

La VAE privilégie la CRÉATIVITÉ à l’écrit comme à l’oral.

En conséquence, il ne faut pas :

 

  1. Sous-estimer le travail d’explicitation et de réflexion à fournir

Le biais cognitif qui consiste à trop simplifier, restreint l’expression de vos compétences et la rationalité de vos démonstrations. Simplifier équivaut à vouloir inconsciemment se faire plaisir en éludant les freins inhérents à l’expression !

Le candidat doit comprendre qu’identifier et évaluer des compétences à la simple lecture d’un mémoire de validation est un exercice complexe pour le jury. Il a des limites d’interprétation, car les diplômes sont généralistes alors que vos acquis sont contextuels . Il faut donc lui faciliter le travail.

Si vous identifiez finement les attentes du jury, vous prouverez vos capacités à repérer, réfléchir et exprimer les besoins des parties prenantes en situation de travail.
Attention aux idées reçues (elles sont nombreuses sur la VAE). Ne croyez pas qu’il soit plus simple de valider un diplôme par VAE plutôt que par formation. C’est parfois le contraire et il n’est pas établi qu’un diplômé par voie de formation réussirait par VAE.
La VAE est une démarche atypique. Elle tient à la fois de l’audit, de la pédagogie et de la plaidoirie. Votre vécu professionnel est une étude de cas en soi. Rien de comparable avec un examen ou la rédaction d’un CV pour postuler à un emploi.
C’est une discipline. Pour mener à bien ce travail d’introspection professionnelle, le candidat s’attachera à fonctionner en mode projet ; il concevra un plan de travail.

C’est du langage donc de la pensée. Il travaillera son expression écrite, car pour le lecteur les risques de confusion sont grands. La VAE impose l’emploi d’un langage précis pour identifier ce que cachent les mots (contrôle de la subjectivité du vocabulaire). Chaque verbe , chaque mot-clé ( objectif , enjeu , besoin, exigence , risque , opportunité,…) chaque idée-clé de votre dossier doit faire sens, traduire une compétence, renvoyer à des outils et des méthodes , être probant, car en cohérence avec les attendus du diplôme.

Plus le niveau du diplôme est élevé, plus le travail de réflexion est important et plus vous intervenez au niveau stratégique .

 

  1. Viser un diplôme sans étudier préalablement le référentiel des compétences et connaissances attendues

LE RÉFÉRENTIEL DÉTERMINE LES OBJECTIFS DE VOTRE DÉMONSTRATION.
Ne pas les étudier est le meilleur moyen d’être hors sujet donc échouer.

En conséquence, choisir le diplôme à valider en fonction son seul intitulé sans étudier le contenu, la proximité géographique, tarifs, notoriété de l’école,… est la pire des erreurs.

Se dire :

« Si je suis recevable , c’est donc que mes acquis sont suffisamment en lien avec le diplôme visé. Il est inutile d’approfondir par moi-même…« .

La recevabilité n’engage en rien l’organisme valideur. D’autant que les livrets de recevabilité sont souvent mal rédigés, car pas assez en lien avec les objectifs du diplôme. Le jury est forcé de deviner, avec tous les risques d’incompréhension que cela suppose.

Se dire :

« Mes collègues ont validé ce diplôme par formation. Or, je « fais » le même travail qu’eux, alors que je ne l’ai pas. Je vais donc le valider par VAE« .

C’est un syllogisme, car dans bien des cas, vos collègues ne mobilisent dans la vie active qu’une partie des enseignements validés. LES OBJECTIFS D’UN MÉTIER, D’UNE FONCTION, NE SONT PAS A CONFONDRE AVEC LES OBJECTIFS D’UN DIPLÔME.

Avant de vous engager dans la procédure, reliez méthodiquement vos acquis aux attendus du diplôme visé. Pointez les écarts. S’ils sont importants réorientez-vous. Votre réussite dépend largement d’une bonne orientation.

 

  1. Trop attendre de l’organisme valideur (écoles, universités, etc).

Ne confondez pas accompagnement avec un dispositif de formation.
La VAE suppose que vous ayez appris « en faisant », par autoformation (votre veille documentaire), en sachant vous entourer. Vous savez donc prendre seul les informations utiles et les exploiter (surtout pour les diplômes supérieurs). Il vous faut le prouver.
Voir les pièges de l’accompagnement.

 

  1. Déléguer ses capacités à se documenter, à rechercher, son esprit critique et sa vigilance

La VAE est un jeu d’esprit qui impose du recul réflexif sur soi, autrui et sur ses pratiques. Savoir penser ses pensées pour bien les exprimer et les relier au diplôme.

 

  1. Ne pas s’informer sur ce que veut dire  » accompagnement « 

Ne pas identifier ses besoins en accompagnement. Sélectionner le prestataire en fonction de critères flous et subjectifs.

  • Si l’organisme valideur ne prend pas la peine d’ informer avec précision, de définir les principes, méthodes et outils d’accompagnement, il y a de fortes chances que la prestation ne soit pas pertinente, MÊME SI CET ORGANISME EST L’EDUCATION NATIONALE OU UNE UNIVERSITÉ. Chaque intervenant doit être probant.
    Attention à vos conditionnements inclinant à croire que si l’intervenant est universitaire, il sait intervenir. Testez impérativement (habilement) le prestataire.
  • Pensez qu’un accompagnement purement oral ne répond pas à la culture de l’écrit imposée par la démarche de validation des acquis. L’esprit critique du candidat est mobilisé à chaque étape du parcours et aucun acteur de la VAE ne doit s’exonérer d’être probant. Nous constatons que certains candidats échouent à cause de l’accompagnement. Lisez cet article .

 

  1. Sélectionner l « accompagnement  » en fonction des seules facilités de financement offertes

Tous les accompagnements ne se valent pas. Nous sommes bien placés pour le savoir, car nous intervenons en complément des accompagnements standards.

  • Avant de vous décider sur la pertinence d’un accompagnement, si possible TESTEZ l’INTERVENANT afin de ne pas mobiliser votre CPF pour rien.
  • Les possibilités de financement ne sont pas une garantie de qualité.

 

  1. Se précipiter

Toute votre expérience n’est pas immédiatement disponible à la mémoire, à la conscience réfléchie. Reconstruire ses expériences professionnelles, puis les analyser est long.

La VAE est une culture écrite. Trouver les mots justes pour exprimer toute la richesse de vos acquis demande aussi du temps. Les mots sont des pièges et souvent le candidat choisit mal son lexique.

Expédier à la va-vite son travail de validation n’engendre que des frustrations et révèle vos défauts de compétences pour anticiper , pour organiser et évaluer .

 

A l’écrit comme à l’oral, proscrivez :

 

  1. Les explications généralisantes rendant suspectes la véracité et le rigorisme des informations

Elles n’incarnent pas vos compétences. Au contraire, elles sont le signe que vous théorisez et reconstruisez faussement votre action.

L’expérience des candidats ne peut être que différenciée. Ne vous éloignez jamais de vos réalités et pratiques professionnelles vécues, présentes et passées. Ce n’est qu’à partir de ce vécu singulier, explicité par des exemples de cas concrets très significatifs, que vous pouvez généraliser, c’est-à-dire relier au diplôme (et problématiser ).

Le détail est souvent l’indice de la véracité de vos déclarations et du niveau réel de vos acquis. Cependant, restez pertinent ; le détail doit être parlant et ne perdez jamais de vue votre principal objectif : être en phase avec le référentiel diplôme. Détaillez tout en restant en cohérence avec les attendus.

Le plus difficile reste l’expression du niveau de la compétence. Savoir le manifester demande de la réflexion. En conséquence, recherchez et énoncez des indicateurs de complexité. Vous exprimerez votre conscience des interrelations entre les différents facteurs des situations.

 

  1. La théorisation excessive

Un dossier de validation n’est pas à confondre avec un cours magistral. Nous le réaffirmons, ce n’est qu’à partir de la description adroite de votre vécu et des acquis issus de vos expériences que vous pouvez interpréter selon un cadre d’analyse théorique et problématiser.
Le candidat scénarise ses écrits.

 

  1. Croire que le jury va vous deviner :
    C’est faux

Une compétence non exprimée reste souvent invisible ; mal exprimée, elle discrédite le candidat.

N’adoptez pas non plus une attitude répétant des schémas scolaires qui vous infantilisent : « le professeur sait… », « l’orientateur VAE sait… ».

De même que l’expression : « j’imagine que… » est un danger.

Beaucoup de candidats tombent dans le piège de la présomption susceptible d’inhiber leur capacité à s’autoquestionner, leur sens critique et analytique .

Le non-dit se confond souvent avec de l’impensée, donc de l’incompétence.

Vous êtes un professionnel dans l’exercice de son métier tout au long du parcours. Vos capacités à conduire une réflexion cohérente en toute autonomie sont auditées. Plus le niveau de diplôme visé est élevé, plus vos allégations doivent être justifiées et plus il faut être pédagogue (faites comme si vous enseignez aux enseignants les liens entre vos contextes et le diplôme).

 

  1. L’absence de logique et les biais cognitifs

Nous lisons des centaines de dossiers, dont la cohérence entre les diagnostics, les enjeux, les objectifs et les plans d’action est floue, voire inexistante. Dans le pire des cas, les liens logiques entre diplôme et expériences sont absents.

Il est fondamental pour la réussite d’expliciter au jury comment vous construisez le sens et comment vous contrôlez les dérives par rapport au sens, les distorsions cognitives.

 

  1. Les stéréotypes, les platitudes, les réponses conventionnelles, les expressions galvaudées, les lieux communs

Ils dénotent la pauvreté des acquis et le manque de maturité de votre réflexion.

 

  1. Les formulations désincarnées et le hors sujet

Chassez les euphémismes, la langue de bois, toutes les expressions « vides », ambigües, réductrices, n’élucidant rien.

Eliminez les expressions vagues basées sur les verbes trop implicites qui n’informent pas le jury : faire, gérer, penser, travailler… La langue française c’est le verbe . Choisissez le bon. Rédigez dans un style vivant, suscitant la représentation imagée de vos situations de travail. CHASSEZ L’IMPLICITE.

Employez le plus souvent possible le temps présent ou le passé simple.

 

  1. Les écrits bavards et anecdotiques

Etre explicite ne veut pas dire être bavard ou se noyer dans des faits subalternes c’est-à-dire sans rapport avec le niveau et le contenu du diplôme visé. La VAE n’est pas non plus à confondre avec une biographie. Tout ce qui est hors diplôme est hors sujet.

La VAE privilégie l’écrit. Le candidat doit mobiliser son esprit de synthèse , exprimer beaucoup d’idées en peu de mots, adopter un style concis. Pour beaucoup c’est difficile.

Vous ne serez ni évalué sur le volume, ni sur des tâches sans lien avec le diplôme visé.

 

  1. Les présupposés et hypothèses mal formulées et/ou non validées

Les expressions à prohiber :

« je pense que… », « je suppose que… », « il me semble que… », « on sait très bien que… »

L’a priori est l’un des plus grands pièges de la VAE. C’est un indicateur de défaut de compétence, une preuve de manque de réflexion. Le candidat doit repérer les éléments probants et savoir les exprimer.

Toutes les parties prenantes doivent en faire autant.

 

  1. Les normalisations

« Mon activité a été faite avec méthode ». Quelle méthode ?
« J’ai agi comme il convenait de le faire » C’est-à-dire ? Qu’est-ce que veut dire ne pas agir comme il convient de faire ? Que veut dire « faire » ?

 

  1. Les affirmations sèches, péremptoires

La VAE parle par démonstration et non par affirmation. Elle convainc plutôt qu’elle persuade. Illustrez systématiquement vos affirmations par des exemples empiriques et concluants. Le jury veut des exemples vécus probants, des chaines de causes à effets expliquées.

 

  1. L’absence de références ou des références floues
    « Les gens… », « Nous… », « On… »
    Qui nous ? Qui on ?

La forme verbale et écrite de la VAE est le « JE ». Le but de bien délimiter les compétences individuelles et les compétences collectives. Le candidat doit se rendre « visible ».

Faites un effort de définition en cernant vos contributions personnelles si vos actions sont menées collectivement. C’est le seul moyen de montrer votre présence dans la réflexion et l’action.

Définir ses champs d’intervention est souvent difficile. L’accompagnement doit vous y aider.

 

  1. Les superlatifs

« C’est plus facile (ou difficile) que … »
En quoi est-ce plus facile ?
« Ceci est important … » En quoi ? Pour qui ?… Quels sont les déterminants ?

 

  1. Les épithètes trop littéraires

Choisissez avec soin vos adjectifs. Ils doivent être signifiants. Contrôlez leur subjectivité.

 

  1. Les facilités de langage
    comme l’emploi du et caetera et les formules toutes faites

Soyez précis pour montrer l’étendue de vos connaissances.

 

  1. Evitez les adverbes, sinon interrogez-les

« Normalement, voici ce qui ce passe… », que veut dire normalement ? Qu’est-ce qu’une situation anormale ? Comment savez-vous qu’elle est anormale ? Dès lors, les compétences émergent.

« Généralement, je ne rencontre pas de contrainte « , que voulez-vous dire par généralement ? En situation exceptionnelle qu’elles peuvent être les contraintes ? Donnez un exemple significatif, prétexte pour révéler vos acquis . Analysez-le.

 

  1. Eluder une question de l’organisme valideur

Lorsque qu’un dossier de validation existe (ce n’est pas toujours le cas) éluder une question est signe que vous n’approfondissez pas, que vous ne donnez pas de sens . Ce sont des indicateurs d’incompétence par rapport aux attendus du diplôme.
Chaque question doit être considérée comme un prétexte pour exprimer des compétences en lien avec chaque attente du diplôme visé.

 

  1. L’absence de savoir – Confondre savoir et savoir-faire

« Je n’en suis pas sûr… », « je ne comprends pas… »,
« Ce n’est pas de ma responsabilité… » .
Comment saviez-vous que ce que vous faisiez n’était pas approprié ?
Comment saviez-vous que ce n’était pas de votre ressort ?
A partir de quel moment saviez-vous que vous ne saviez pas ?
Quand vous ne comprenez pas, que comprenez-vous quand même ?

Le savoir se rattache aux connaissances (la loi, les normes, les principes, la théorie…),
Le savoir-faire se rattache aux compétences.
Attention relier les deux n’est pas facile. L’accompagnement doit vous y aider.

  1. Les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe

Une bonne maitrise de l’expression écrite et orale de la langue française est requise pour tous les diplômes.

Votre crédibilité est en jeu, surtout si le diplôme stipule une importante production écrite.

Plus le niveau de diplôme est élevé, plus vous devez employer un vocabulaire riche et approprié pour exprimer des compétences.

  1. Un travail sans plan, sans lien logique rattachant chaque phrase et paragraphe, et rattachant chaque idée à chaque attente du diplôme

Le jury doit pouvoir suivre le cheminement de votre pensée, l’enchainement logique des processus et les liens avec le diplôme.

  1. Un travail sans mise en page

Le jury n’aura que peu de temps à vous consacrer, facilitez-lui au maximum l’appropriation de votre dossier, soulignez les points essentiels, créez des repères et supports visuels, faites des liens très clairs vers vos annexes.

La rédaction d’un dossier de validation est un travail personnel

Utilisez votre vocabulaire, vos tournures de phrases (mais faites très attention aux verbes employés). Ne vous discréditez pas. Evitez au maximum les copier/coller de publications diverses vers votre dossier de validation. Ils s’assimilent à des preuves de paresse, de plagiat et d’insuffisance pour les jurys. Ils sont sanctionnés. Lorsque vous ne pouvez pas les éviter, n’oubliez pas de citer vos sources.

ATTENTION :
Les écoles et universités ont des outils qui repèrent les copier/coller d’internet vers votre dossier (par exemple compilatio.net  ).

VAE Guide Pratique alerte sur les dangers de vouloir imiter ou copier le dossier de validation d’un autre candidat .
Cette pratique n’a pas de sens, il n’existe pas de réponse-modèle.
Pour un même diplôme visé les expériences sont toutes singulières, car dépendantes de contextes dissemblables. Elles n’appartiennent qu’à la personne qui les a vécues. Votre dossier d’annexes probantes montrera la supercherie. En outre, le candidat peut être poursuivi pénalement. Art. 441-1 à 12 du Code Pénal – Atteinte à la confiance publique / Des faux  .

C’est une démonstration d’incompréhension voire d’incapacité qui conduit à l’échec et portera atteinte au candidat sur le long terme. La probité fait compétence. Elle est facilement repérable à l’oral, car chaque parcours d’expérience est singulier et chaque Organisation a son contexte spécifique. Un dossier de validation est illustré de nombreux exemples vécus et par des annexes qui ne s’inventent pas. En cela il est probant.
Le candidat doit comprendre que l’un des soucis majeurs du jury sera de d’évaluer l’authenticité des écrits. Le moindre soupçon de plagiat dans l’esprit d’un jury influence sa décision finale.

 

 

 

 

Avant de sélectionner le diplôme à valider grâce aux acquis nés de vos expériences, faites très attention aux verbes employés dans le référentiel diplôme. Pour illustrer, s’il est écrit « concevoir tel processus de travail » cela ne veut pas dire « réaliser ce même processus ». Vous devrez donc prouver comment vous concevez avant de réaliser.

De même, avant l’entretien oral du jury , VAE Guide Pratique conseille de préparer une courte liste de verbes d’action à utiliser prioritairement. Préparez vous à expliciter les outils et méthodes cachés derrière ces verbes et à les rattacher à chaque unité d’enseignement du diplôme visé.
Comment traduisez vous ces verbes en modalités pratiques associées à chaque pôle d’enseignement du diplôme visé ?

Concentrez-vous sur les substantifs clés suivants : objectif , cible, risque , processus , enjeu , limite , changement, initiative.

 

Verbe

Niveau bac+5
et au-delà
(la stratégie – MOA)

Niveau assistant
ou exécutant
(l’opérationnel – MOE – contribuer à…, participer à…)

Administrer

Autoriser, arbitrer, décider , définir , diriger, entériner, manager , sélectionner, seul responsable de…

Assister, classer, compter, enregistrer, hiérarchiser, inventorier, maintenir, , manier, piloter, préserver, recenser, régir, répertorier

Affirmer, attester, certifier, garantir, prévenir

Prendre des précautions, protéger, se prémunir, satisfaire à, sécuriser

 

Communiquer

Convaincre, démontrer, influencer, inspirer, notifier, persuader, structurer, signifier, traduire

Argumenter, dialoguer, discuter, échanger, écouter, énoncer, exprimer, fréquenter , guider, imprimer, informer , inspirer, interviewer, négocier ,parler, rapporter, partager, rédiger , renseigner, réunir, schématiser, signifier, transmettre, verbaliser
(Valable aussi au niveau opérationnel)

Contrôler, éprouver, examiner, expérimenter

Auditer, enquêter, dépister, inspecter, problématiser , prouver, réguler, tester

Apprécier, certifier, dominer, détecter, évaluer , inventorier, maitriser, retenir, surveiller, vérifier
(Valable aussi au niveau opérationnel)

Chercher – Comprendre

Analyser, auditer, concevoir, déchiffrer, découvrir, démontrer, dépister, enquêter, étudier , interpréter

Adapter , améliorer, s’apercevoir, consulter, distinguer, étiqueter, exprimer, extraire, détecter , identifier, imager, inférer, , observer , préciser , prospecter, relier, renseigner, rechercher, reproduire, transmettre, s’attacher à, s’ingénier à, travailler à, percevoir, saisir, s’expliquer

Conseiller

Arbitrer, Diagnostiquer , enseigner , expliquer, instruire, résoudre

Aider, clarifier, comprendre, éclairer, écouter , guider, inciter, indiquer, orienter, proposer, préconiser, suggérer, recommander

Créer

Concevoir, élaborer, fonder, formuler des hypothèses , innover, inventer, optimiser, réformer,

Actualiser, adapter, améliorer, composer, , découvrir, imaginer, générer, instaurer, mettre au point, mettre en place, personnaliser, provoquer, renouveler, susciter, transformer, trouver

Décider

Accepter, aligner, analyser , approuver, arrêter, cadrer, choisir, conclure, convaincre, entreprendre , établir, éliminer, juger, rentabiliser, résoudre , ratifier, sanctionner, sélectionner, signer, statuer, trancher, valider

Confirmer, déterminer, élire, entériner, fixer, opter, prendre parti, se prononcer, se résoudre à

Développer

Expliciter , expliquer, préciser , diagnostiquer , intensifier, motiver , prospérer, synthétiser

Accentuer, amplifier, aider, améliorer, clarifier, collecter, élargir, entraîner, détailler, épanouir, promouvoir, s’impliquer

Diriger

Commander, conduire, définir , déléguer, encadrer, garantir, gouverner, présider, responsabiliser

Animer, approuver, mener, piloter, gérer, guider, impulser, impliquer , intégrer, motiver , orienter, superviser,

Analyser/ Evaluer

Coter, critiquer , déceler, différencier, discerner, discriminer, examiner, expérimenter, interpréter , tester , supputer

Apprécier, estimer, calculer, cerner, comparer, considérer, distinguer, identifier, juger, mesurer , justifier, noter, percevoir , peser, questionner, reconnaitre

Former

Catalyser, conquérir, éduquer, focaliser

Animer, apprendre, aviser, conduire, (se) cultiver, entrainer, expliquer, déclencher, développer, discipliner, générer, instruire, lancer, modeler, progresser, sensibiliser, simuler, transformer

Gérer

Assurer la direction, rentabiliser, financer, gouverner, tenir les rênes

Anticiper , acquérir, amortir, assainir, budgéter, comptabiliser, conduire, consolider, équilibrer, enrichir, exploiter,, intégrer, investir, optimiser, prévoir, superviser, valoriser

Informer

Conseiller, instruire, préconiser (au niveau stratégique)

Alerter, éclairer, édifier, aviser, avertir, dialoguer, énoncer, exposer, illustrer, manifester, mettre au courant, prévenir, pointer, renseigner, souligner

Manager

Administrer, conduire, définir , diriger , faire participer, présider à, prévoir , responsabiliser , valider

Animer, confier, coordonner, participer à, déléguer, guider, négocier, orienter, piloter, présider, superviser,

Négocier

Arbitrer, convaincre, démontrer, débattre, sélectionner,

Acheter, associer, commercer, conseiller, concilier, conclure, convenir de, discuter, influencer, marchander, parlementer, persuader, proposer, traiter

Organiser
Trier

Anticiper, coordonner, hiérarchiser, normaliser , ordonner, planifier, ordonnancer, rationaliser, réguler, prioriser , programmer, recentrer, structurer, systématiser

Aménager, agencer, anticiper, arranger, articuler, cataloguer, catégoriser, classer, conjuguer, distribuer, grouper, harmoniser, mettre sur pied, préparer, prévoir, répartir, sécuriser , veiller, ventiler

Produire
Réaliser

Bâtir, construire, élaborer

Accomplir, appliquer, confectionner, effectuer, équiper, entretenir, exécuter, fabriquer, façonner, élaborer, engendrer, établir, générer, maintenir, manufacturer, mettre au point, modifier, œuvrer, opérer, transformer, utiliser

Vendre
Acheter
Commercialiser

Cibler, élaborer, différencier, diversifier, exporter, importer, négocier (au niveau stratégique), positionner, segmenter

Acquérir, approvisionner, commercialiser, détailler, distribuer, échanger, faire l’acquisition, mettre en vente, mettre sur le marché, proposer, prospecter, stocker, se procurer, tarifer, tester, visiter

La VAE est avant tout un exercice d’expression écrite, car le candidat n’est pas audité en situation de travail. Si le référentiel diplôme utilise l’expression tableau de bord, il est indispensable de le réfléchir et de le faire interagir avec chaque pôle d’enseignement du diplôme pour révéler ses acquis.

Ces définitions et mots-outils sont indispensables pour créer les opportunités d’exprimer ses acquis, comprendre la logique de la VAE, interroger ses situations de travail, rédiger le livret (dossier) de validation.

Les thématiques à étudier sont similaires quel que soit le type de diplôme visé (sciences, droit, technologie, finance, sciences humaines et sociales, santé, sport,…).
En cela la procédure est modélisable.

 

Documents synthétiques rassemblant les informations essentielles (souvent chiffrées)

Pour étudier , rendre compte , comparer, simuler, extrapoler, diriger , contrôler , évaluer , valider , visualiser , piloter la marche des activités et de mesurer la réalisation des objectifs . Ils permettent de renseigner, rechercher, de trier, de consolider, de pondérer, de repérer, de mettre en évidence les écarts , les exceptions, les résultats significatifs, les tendances. Ils sont souvent confidentiels et dédiés.



Les tableaux de bord comme prétexte pour exprimer ses acquis d’expérience




Le candidat à la validation des acquis issus de ses expériences prendra soin d’annexer à son dossier de validation des exemples de tableaux de bord (outils statistiques, diagramme de flux, etc.), généralement un par unité d’enseignement pour les diplômes universitaires, qu’il a conçu et qu’il exploite.
A chaque verbe exprimant des compétences, il pourra associer des outils, exemple :

  • Rechercher : vos outils et moyens de recherche et d’étude ;
  • Contrôler : vos outils et moyens de contrôle ;
  • Décider, prescrire : vos tableaux de bord de décision, matrice de Pugh ;
  • Mesurer : vos outils de mesure (de quoi ?) ;
  • Evaluer : vos outils d’estimation ;
  • Informer : votre système d’information ;
  • Organiser : vos outils et moyens de planification, de prévision, de mesure d’avancement ;
  • Sécuriser : vos outils d’identification et de mesure des risques ;
  • Rendre lisible les processus ;
  • Diagnostiquer : vos outils et méthodes ; etc.

Il les commentera en montrant la cohérence et la pertinence des indicateurs retenus (exemples : indicateurs de décision , RH, financiers, stocks, BFR, logistiques, commerciaux, achats, production, projets, organisationnels, maintenance, qualité, etc.)

L’outil essentiel de l’ accompagnateur est le questionnement. Seules des questions détaillées permettent au candidat de décrire puis de réfléchir toutes les composantes passées et présentes de ses acquis d’expérience, puis de les relier à chaque unité d’enseignement du diplôme visé.

Questions :

  • Quelles compétences transversales sont révélées par vos outils de recherche, de décision, de mesure, de pilotage ?
  • Comment outillez-vous vos analyses , recherches, contrôle et évaluation ? Quels sont vos outils et méthodes de chiffrage ? Quels sont vos outils probatoires ? Quels sont vos outils d’enquête ?
  • Quels sont les prérequis à la conception, à l’utilisation de vos outils ?
  • Quels sont les algorithmes liés à vos outils ?
  • Comment se structurent les données de vos outils ?
  • Quels sont les objectifs , les attendus de vos outils ? Quelles sont leurs fonctions ? Quels sont les champs étudiés ?
  • Comment avez-vous créé, mis en place vos outils ?
  • Comment recueillez-vous, structurez-vous, consolidez-vous les informations nécessaires pour renseigner les tableaux de bord ?
  • Quelle méthodologie utilisez-vous pour concevoir et réaliser vos outils ? Quels sont les indicateurs (endogènes et exogènes) regroupés dans vos tableaux de bord ? Comment les sélectionnez-vous ? Comment les renseignez-vous ? Comment fiabilisez-vous les remontées d’information (traçabilité) ? Avez-vous automatisé les renseignements de vos indicateurs ? Comment ?
  • Quelle matrice concevez-vous (annexez au besoin une matrice de décision ) ? Que permet-elle de modéliser ? De corréler, d’évaluer ou calculer ? Annexez à votre dossier et commentez. Motivez-vous le choix de vos outils ?
  • Quels sont vos outils mathématiques et informatiques employés pour analyser et exploiter vos résultats ?
  • Concevez-vous un outil qui permet de visualiser les relations de cause à effet (endogènes et exogènes) ? D’évaluer et maitriser les interactions ?
  • Concevez-vous, utilisez-vous un tableau de bord fonctionnel ? Pour visualiser quoi ? Pour constater quoi ? Pour analyser quelles chaines de valeur ? Pour identifier quelles actions correctrices ? Pour organiser quoi ? (Identification des corrélations entre différents facteurs, analyse multidimensionnelle, repérage des cas marginaux, etc.)
  • Concevez-vous, utilisez-vous un tableau de bord de suivi de projet , de suivi de processus ? Pour mesurer quoi ? Quelle performance ? Pour piloter quoi ? Pour décider de quoi ? Calculer quoi ?
  • Concevez-vous, utilisez-vous un tableau de bord stratégique ? Pour étudier quoi (en interne et à l’externe) ? Pour décider de quoi ? Pour explorer quoi ? Anticiper quoi ?
  • Concevez-vous, utilisez-vous un tableau de bord prospectif ? Pour étudier quelles perspectives ?
  • Concevez-vous des outils qui aident à comparaison dans le temps, entre entreprises, entre secteurs d’activités, entre région,… ? Décrivez et justifiez. Quels sont vos outils de modélisation ? Décrivez-les.
  • Quels sont vos méthodes et vos outils de contrôle ? D’évaluation ? De tests ? Définissez-vous les règles de représentation et de fonctionnement des tableaux de bord selon les usages ?
  • Vos outils aident à la juste représentation de quoi ? De la clientèle ? Des ressources humaines ? De la production ? Des finances ? Des fournisseurs ? Des coûts ? Des dépenses ? Décrivez-les. Comment améliorez-vous l’ergonomie de vos tableaux ?
  • Vos outils permettent d’identifier quels facteurs clés de succès ? De vous alerter dans quels domaines ? Expliquez et justifiez en fonction des risques.
  • Vos outils deviennent-ils de plus complet au fur et à mesure de la croissance et de l’évolution de l’entreprise ? Des projets ? En quoi ont-ils évolué ?
  • Vous outils facilitent les échanges entre qui et qui ? Justifiez.
  • Développez-vous des méthodes d’appropriation des outils ? Explicitez-les.
  • Comment controlez-vous la fiabilité de vos outils de mesure ?
  • Vos outils permettent quels diagnostics ? Donnez des exemples.
  • Quelles sont les limites de vos outils ? Comment palliez-vous ?
  • Comment exploitez-vous vos tableaux de bord ?
  • Si vos tableaux de bord n’existaient pas que se passerait-il ? Question permettant de faire apparaitre les valeurs .

 

A qui s’adresse la VAE ?

La Validation des Acquis de l’Expérience s’adresse à toute personne ayant exercée une activité professionnelle de 1 an minimum (salariée, non-salariée, bénévole ou de volontariat) en rapport avec l’objet du diplôme.

Faire une demande de VAE

Vous avez des questions ?

Vous pouvez nous contacter en utilisant ce formulaire ou en nous appelant au
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Mise à jour le 20/10/2021

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